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Un Jour, Une Musique.

Un record et une symphonie.

15 Juin 2015 , Rédigé par Léonard Sanchez Publié dans #Classique - Baroque - Romantique

"Il me semble que le sol américain aura un effet bénéfique sur mes pensées, et je dirais presque que vous entendrez déjà quelque chose de cela dans cette nouvelle symphonie"

Antonín Dvořák

Antonín Dvořák (1841-1904)
Antonín Dvořák (1841-1904)

Titre : Symphonie du nouveau monde, mouvement 4.

Artiste : Antonín Dvořák

Genre : Classique

Origine : Empire d'Autriche

Pourquoi cette musique ?

Car elle est un pièce maîtresse du répertoire classique moderne. Cette symphonie est célèbre dans la monde entier et même au delà puisque Neil Armstrong emporta un enregistrement de ce morceau lors de la mission Apollo 11. Le dernier mouvement, le quatrième, est particulièrement connu pour avoir été repris dans de nombreux domaines: publicité, cinéma, animé, jeux vidéo...

Dans ce final, les cuivres annonce le thème, puissant, austère et épique. Digne des influences du compositeur tchèque comme Johannes Brahms et ses compositions aux accents bohémiens. S'ensuit un passage beaucoup plus doux, mélancolique et pensif, à la clarinette contrastant avec l'incroyable montée en puissance de la première partie. Le mouvement s'achève avec un brassage des thèmes de l'oeuvre, une apothéose.

Naissance de la musique américaine.

Tiré de cet excellent billet sur le mouvement

Qu'en est-il de nos jours ? Il ne faut pas perdre de vue que nous écoutons la Symphonie du Nouveau Monde à travers un siècle de compositions américaines, de jazz, de comédies musicales, de musiques de films. C'est donc rétrospectivement que cette musique sonne à nos oreilles comme étant américaine, car elle nous renvoie à des références qu'elle a elle-même influencées. Un style américain est né avec cette symphonie.

Les milieux musicaux des Etats-Unis reconnurent immédiatement dans cette symphonie la première grande oeuvre à avoir été composée sur leur sol. Dvořák restera désormais comme un précurseur par son intérêt alors incompréhensible pour les musiques noires. Les conséquences du succès de cette symphonie dépassent le seul cadre artistique, en provoquant une subite prise de conscience de la richesse du patrimoine autochtone et en combattant à sa manière les préjugés racistes, donnant ses lettres de noblesse à des cultures jugées jusqu'alors inférieures

Mais l'essentiel est ailleurs. Dvořák exprime dans sa symphonie l'universalité des sentiments, de la douleur, de la nostalgie. Peu importe l'appartenance à une culture, à une nation ; la douleur d'un Indien n'est pas moins véridique et respectable que la nostalgie d'un esclave noir, ou d'un paysan tchèque. Seul en définitive compte l'Homme, au-delà des cultures, au-delà des différences et des destins. Le fait que cette symphonie ait été revendiquée par de multiples cultures est révélateur. Message de fraternité, assurément ; musique sincère, sans fard, issue d'un homme simple dépourvu de snobisme.

Pourquoi aujourd'hui ?

Car One piece, mon manga préféré, vient de battre le record mondial du plus grand nombre d'exemplaires publiées pour une même série d'un même auteur avec 320,866,000 exemplaires imprimées et mises en circulation entre le début de la série en décembre 1997 et décembre 2014. Un chiffre astronomique, loin d'être terminé et très certainement imbattable avant plusieurs décennies.

Et c'est dans ce manga, en particulier son anime, que j'ai découvert cette magnifique symphonie. Elle m'était forcément familière mais couplée au souffle épique de l'aventure du pirate au chapeau de paille, elle devint une référence pour moi, d'autant que le voyage, la découverte et le dépassement de soi sont des thèmes qui m'inspirent particulièrement. Je vous recommande d''écouter le mouvement en entier et de vous laisser transporter par cette formidable composition...

Que la musique soit avec vous, chaque jour.

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