Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un Jour, Une Musique.

Revolução.

18 Avril 2016 , Rédigé par Léonard Sanchez Publié dans #Flamenco - Bossanova - Acoustique - Tango

avec son pouce droit, il joue une rythmique a priori stable, sauf qu’elle arrive à des moments qui ne sont jamais évidents. Et puis il y a la voix qui chante la mélodie jouée à la guitare, mais là-encore, João Gilberto attend le dernier moment pour l’entonner, ce qui donne l’impression que l’air chanté et celui gratté naissent ensemble tout en étant en contretemps

Marcio Faraco

Joao Gilberto (1972)
Joao Gilberto (1972)

Titre : O Barquinho

Artiste : Joao Gilberto

Genre : Bossanova, Samba

Origine : Brésil

Pourquoi cette musique ?

Joao Gilberto, légende vivante (84 ans !) qui subilma la bossa par son acharnement technique et sentimental envers sa musique. De sa main gauche, maîtrise totale des rythmes bossa et de la droite les harmonies de la samba. Car ça n'a l'air de rien comme ça. Mais sa musique est incroyablement complexe et travaillé, tout comme sa voix, douce et chuchoté qui réponds constamment à la musique comme dans un jeu de cache cache.

Zé Maconha

Extrait de cet excellent article :

Originaire de Juazeiro, au fin fond de l’état de Bahia, s’il passe par Salvador, ce n’est que pour mieux rebondir à Rio. Début 1955, il y est pourtant en plein désarroi. A cette époque, il fume tellement de marijuana qu’il est surnommé Zé Maconha. A force de retards et d’absences, il vient de se faire virer de son groupe Os Garotos da Lua, visiblement plus en raison de son caractère lunatique que des ivresses cannabiques. Son ami Luiz Telles l’invite alors à Porto Alegre et trouve plus commode de le loger au très chic hôtel Majestic. Il s’y met le personnel dans la poche qui est aux petits soins avec lui. Dans la capitale des Gauchos, il se fait vite remarquer, il est embauché dans un club où il se produit tous les soirs et quand il veut, même à trois du matin si ça lui chante. Il trouve là un public chaleureux qui se prend à même vouloir adopter son accent bahianais. Pour l’anecdote, vous pouvez voir ci-contre une photo du Majestic, aujourd’hui transformé en centre culturel. Au bout de quelques mois, João Gilberto comprend vite qu’il a déjà fait le tour de ce que Porto Alegre avait à lui offrir. Ce séjour lui aura été profitable, il y a développé son style et n’est désormais sans aucun doute quant à son talent, même s’il est encore le seul à en être convaincu.

Pourquoi aujourd'hui ?

J'ai découvert la Bossa récemment en écrivant un texte pour un pote sur une musique typiquement brésilienne. Et drôle de coïncidence, l'actualité au Brésil est très active en ce moment avec la procédure de destitution de leur présidente Dilma Rousseff.

Que la musique soit avec vous, chaque jour !

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article