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Un Jour, Une Musique.

L'interlude de Pâques.

17 Avril 2017 , Rédigé par Léonard Sanchez Publié dans #Classique - Baroque - Romantique

“Comme jouer du violon ou du piano, penser exige une pratique quotidienne.”

Charlie Chaplin

Leonid Kogan (1924 - 1982)

Titre : Violin Concerto in D major Op.35, III. Finale - Allegro vivacissimo

Artiste : Piotr Ilitch Tchaïkovski

Interprète : Leonid Kogan

Genre : Classique, romantique

Origine : Russie / Russie

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Pourquoi cette musique ?

Tiré de musique-classique.fr : Composé est 1878 et créé en 1880, le concerto pour violon de Tchaïkovsky est une œuvre aujourd'hui très connue et jouée chaque saison plusieurs fois dans toutes les grandes salles de concerts symphoniques. Elle a été enregistrée des centaines de fois, par les plus grands solistes. Une telle unanimité s'explique par le double-aspect du concerto qui est à la fois une oeuvre admirablement orchestrée et disposant d'un violon virtuose, techniquement complexe mais intéressant. Il joue aussi sur la popularité du compositeur, qui est maintenant solidement (et justement) établie. Enfin il incarne une certaine apogée du romantisme concertant, tout comme ses concertos pour piano. Cette apogée relative se construit sur des thèmes chauds, lyriques, expressifs, parfois violent ou délirant, tout comme les premières œuvres romantique. La différence vient surtout de la maturité de l'orchestration, et de l'intégration du soliste dans la trame musicale. Fondamentalement il s'agit d'une synthèse entre Paganini et Berlioz. On peut également parler d'apogée car les intentions du compositeur changent à cette époque ou juste après, pour viser un détachement des élans spontanés des sentiments : ce seront les débuts de l'impressionnisme.

La vie de Kogan

Fils d'un photographe, Leonid Kogan révèle ses dons très jeune. Ses parents se sont installés à Moscou pour qu'il puisse être admis au conservatoire, dans la classe d'Abram Yampolski à l'âge de dix ans. Kogan remporte, en 1951, le premier prix du Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique. À partir de 1952, il enseigne au conservatoire de Moscou où il est nommé professeur en 1963. Il enseigne également à l'Académie musicale Chigiana de Sienne à partir de 1980.

Kogan était considéré comme le plus grand violoniste de son pays (après David Oïstrakh) en raison de son jeu puissamment expressif et d'une sensibilité exacerbée, sans pourtant jamais trahir les intentions du compositeur. Également pédagogue, il fut notamment le maître d'Andreï Korsakov, Viktoria Mullova, Oleg Kagan, Alexandre Brussilovsky et Victor Dernovski 

Kogan a joué sur un Stradivarius de 1736, le Youssoupov, puis sur un Guarnerius del Gesù de 1726, le Colin, dont il appréciait les sonorités plus sombres.

Il est mort subitement à Mytichtchi dans un train qui reliait Moscou à Iaroslavl, où il devait donner un concert avec son fils Pavel, également violoniste.

Pourquoi aujourd'hui ?

Petite pause dans ma série d'article sur les élections. J'ai rendez-vous au grand théâtre de Provence ce soir avec cette oeuvre de Tchaïkovski au Festival de Pâques d'Aix-en-provence et le Filarmonica Teatro Regio Torino, dirigée depuis 2007 par Gianandrea Noseda qui donnera  la réplique à la jeune violoniste moldave Alexandra Conunova,

Que la musique soit avec vous, chaque jour !

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