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Un Jour, Une Musique.

La polyphonie la plus surréaliste.

19 Septembre 2020 , Rédigé par Léonard Sanchez Publié dans #Classique - Baroque - Romantique

Le plus grand violoniste que j'aie jamais entendu, il dominait tous ceux que j'ai rencontrés dans ma vie [...]. Il est devenu mon idéal d'interprète, surpassant même à bien des égards l'idéal que j'avais imaginé moi-même.

Joseph Joachim

Heinrich Wilhelm Ernst (1812-1865)

Titre : Grand Caprice on Schubert's Der Erlkönig, Op. 26

Compositeur : Heinrich Ernst

Interprète : Hilary Hahn

Genre : Romantique

Origine :  Brno (Aujourd'hui République Tchèque) / Lexington (Virginie)

Pourquoi cette musique ?

Si il est probable que je reparle d'Hilary et son talent incommensurable pour l'instrument que je trouve le plus délicat à jouer, je vais aujourd'hui plutôt parler d'Ernst et ses "seulement" 26 œuvres dont le grand caprice du jour, son œuvre certainement la plus connue. Et pour cause ! Je vous invite à écouter les premières secondes de l’œuvre sans regarder la vidéo. Eh oui... il n'y a qu'un seul violon. Et jouer plusieurs son distinct est simple au piano mais... terriblement difficile au violon qui est déjà bien capricieux comme instrument, qui punit auditivement toute erreur ou imprécision bien plus durement que n'importe quel autre instrument d'une autre famille.

Anecdote phocéenne

W : En janvier 1837, âgé de vingt-trois ans, dès qu'il apprend que Paganini est à Marseille, il entreprend le voyage pour écouter de nouveau son mentor. Ernst est déterminé à apprendre les secrets complexes de l'extraordinaire technique de Paganini. Il loue une chambre d'hôtel mitoyenne de celle de Paganini, s'y cache nuit et jour pour écouter le virtuose répéter et noter ce qu'il entend. L'entreprise dut être difficile, car le virtuose ne pratiquait pas beaucoup l'instrument au cours de ses tournées ; en outre, quand il le faisait, il utilisait une sourdine. Toujours en secret, Ernst assiste à toutes les répétitions à Marseille. Il se produit finalement en concert avec Paganini. Le public s'accorde à trouver que Paganini avait surmonté le plus de difficultés techniques, mais qu'Ernst exprimait plus de sentiments dans son jeu.

Il se lie avec le pianiste hongrois Stephen Heller, fixé à Paris en 1837. Ce qui donne lieu à une œuvre de collaboration, pour violon et piano, les Pensées fugitives (pub. 1842). C'est l'époque glorieuse où il fréquente et joue avec les plus grands musiciens et compositeurs de son époque : Berlioz, Alkan, Field, Chopin, Liszt, Wagner, Mendelssohn, Clara Schumann et Joseph Joachim.


Pourquoi aujourd'hui ?   

Car j'ai découvert la très bonne chaîne youtube TwoSetViolin que je vous conseille si vous aimez ne serait-ce qu'un peu la musique "classique".
Que la musique soit avec vous, chaque jour!

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