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Un Jour, Une Musique.

Pergolèse le jeune.

21 Mars 2022 , Rédigé par Léonard Sanchez Publié dans #Classique - Baroque - Romantique

Pergolèse naquit, et la vérité fut connue !

André Grétry

Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736)

Oeuvre : Stabat Mater: I. Stabat Mater dolorosa

Compositeur : Giovanni Battista Pergolesi

Genre : Musique Baroque

Origine : Jesi (Italie)


Playlist Spotify


Pourquoi ce compositeur ?


Malgré sa courte vie, la carrière de Pergolèse a été active — son œuvre comporte entre autres dix operas serias ou intermezzi — mais elle n’a duré que six années et ne suscita, du vivant du compositeur, qu’un intérêt modeste.

Mais, comme l’indique l’historien et voyageur Charles Burney : « … dès l’instant où sa mort fut connue, toute l’Italie manifesta le vif désir d’entendre et de posséder ses œuvres ». En effet, le mythe qui est né dans toute l’Europe autour de sa vie et de son œuvre après sa disparition représente un phénomène exceptionnel dans l’histoire de la musique. Mozart connaîtra après sa mort un phénomène similaire.

Ainsi, plus de trois cents numéros d’opus lui ont été attribués dont seulement une trentaine a été reconnue par la critique moderne comme étant réellement de lui, phénomène qui témoigne de la réputation du compositeur. Johann Sebastian Bach a adapté le fameux Stabat Mater sous le titre de « Tilge, Höchster, meine Sünden », (BWV 1083).

Plusieurs années après la disparition de Pergolèse, la représentation à Paris, le 1er août 1752, de La Serva padrona par une troupe d’opéra comique italien déclencha la fameuse « Querelle des Bouffons » opposant les défenseurs de la musique française « ramistes » (coin du Roi) et les « rousseauistes » (coin de la Reine), partisans d’« italianiser » l’opéra français. Pour Jean-Jacques Rousseau justement, la « fraîcheur » et la « grâce » de sa musique, était l’éclatante démonstration de la supériorité de l’opéra italien sur la tragédie lyrique française. 

Dans son ballet Pulcinella, écrit en 1919, Igor Stravinsky s’est inspiré de certaines sonates qui passaient alors pour être de Pergolèse, mais qui, depuis 1980, sont attribuées à Domenico Gallo.

Le romancier de science fiction Robert Silverberg lui a consacré une nouvelle intitulée Gianni en 1982 dans laquelle il imagine que le compositeur est récupéré à son époque et transporté dans le Los Angeles du xxie siècle, où il meurt très précocement des conséquences d'une vie dissolue…


Pourquoi aujourd'hui ?   

Parce que c'est beau, toujours.
Que la musique soit avec vous, chaque jour!

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